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Les Gourounsis
27 juin, 2010, 18:35
Classé dans : Non classé

Les Gourounsis ont de tout temps dû se protéger contre l’envahisseur, ceci explique l’architecture remarquable de leurs maisons-forteresses ; ils sont eux aussi très attachés à leur culture et à l’animisme. Dans une région assez bien arrosée avec une végétation composée de baobabs, karités, nérés, kapokiers, les Gourounsis vivent essentiellement de l’agriculture (mil, riz, élevage, chasse et cueillette) et, selon la saison, nous assistons aux activités très variées des villageois (labour, semis, récolte, construction, vannerie, cueillette…).    Les Gourounsi sont répartis du long de la frontière nord du Ghana jusqu’aux localités de Koudougou et Réo. Ils sont constitués de plusieurs sous-groupes répartis dans le centre-sud du Burkina-Faso. Les Kasséna, connus dans le monde pour leur architecture si originale dans la région de Pô, Tiébélé et Léo, les Lélé ou Lyélé dans la région de Réo, les Nuni dans la région de Léo, de Pouni et de Zawara, les Nounouma dans la région de Tchériba, les Sissala autour de Léo, les Ko dans la région de Siby. La tradition orale des Gourounsi les dirait originaires de la région du lac Tchad. Les études historiques confirment en tout cas leur présence au Burkina dès le XIIe siècle.

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Malgré les conquêtes de l’empire mossi à partir du XVe siècle et les raids esclavagiste de ce dernier sur les villages Gourounsi, les différentes communautés de cette ethnie ont toujours conservé leur autonomie et leur indépendance.

Le pays Gourounsi :

L’ethnie Gourounsi  englobe  plusieurs groupes dont les Kasséna et les Nankana (qui peuplent la région concernée).
Encore très attachés à  leur culture et à  l’animisme, les Gourounsi (et principalement les Kasséna) ont de tout temps dû se protéger contre l’envahisseur, expliquant leur architecture remarquable et efficace.
Les Gurunsis ou Gourounsis sont donc un peuple du Burkina Faso, qui se constitue en plusieurs sous-groupes. Selon le docteur Salif Titamba Lankoande, dans Noms de famille (Patronymes) au Burkina Faso) le mot Gourounsi proviendrait de la déformation du mot Guru-si qui signifie en langue Djerma du Niger «  le fer ne pénètre pas  ». Lors de l’invasion des Gourounsi par les Djermas venus du Niger vers 1860-1899 et conduit par Babatu, celui-ci ayant recruté dans son armée un bataillon de jeunes hommes forts du pays annexé, les a fait consommer du médicament traditionnel les rendant invulnérables au fer ; on les appelait Guru-si que le langage commun a transformé en «  Gurunsi  ». 

Les sous-groupes

  • les Kassenas habitant la région de , Tiébélé et Léo
  • les Lélés dans la région de Réo, Ténado et Didyr
  • les Nounis dans la région de Léo, de Pouni et de Zawara 
  • les Nounoumas dans la région de Tchériba
  • les Sissalas dans la région de Léo
  • les Kos dans la région de Siby
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image21.jpgL’Amicale des parents à plaisanterie Bissa-Gourounsi (APP/B-G) a organisé le 1er et 2 août 2009 à Garango dans la province du Boulgou, la IIe édition de la parenté à plaisanterie Bissa-Gourounsi sur le thème :  » La plaisanterie au service de l’environnement « . 

 » Un Bissa, dans le temps, aurait confié une tête de chien à un vieux Gourounsi. Revenu quelques moments après pour reprendre sa viande, il constatera que celui-ci l’a déjà mangée avec sa famille « . Mythe, légende ou réalité, cette anecdote serait à l’origine de l’alliance à plaisanterie entre les deux ethnies. Mais qu’à cela ne tienne. Bissa et Gourounsi n’entendent pas rompre  » cette relation originelle « , héritage des ancêtres et véritable facteur de paix sociale. Ils l’ont ainsi démontré, ce samedi 1er août 2009 à Garango, à la faveur de la IIe édition de la parenté à plaisanterie Bissa-Gourounsi organisée par l’Amicale des parents à plaisanterie Bissa-Gourounsi (APP/B-G). Après la 1re édition, l’année dernière à Doudou, dans la province du Sanguié, c’est Garango qui a été le lieu de convergence des gens de Sapouy, Léo, Réo, Tenado, … en somme toute la grande famille gourounsi.  » Ils sont venus pour nous envahir. Mais nous leur offrons la ville pour la seule journée du 1er août. Après ils seront tous immatriculés car lorsqu’on a des biens, il faut connaître le nombre « , a annoncé le maire de la commune de Garango, André Zouré, donnant le ton des activités. Joutes oratoires, jeu verbal, histoires drôles… Chaque groupe s’est activé à rabattre le caquet de l’autre dans une ambiance très détendue. Cependant, les différents acteurs n’ont pas perdu de vue le bien-fondé de cette tradition bien ancestrale.   » C’est un bien précieux qu’il convient, par toutes les formes, tous les moyens et en toute occasion, de signifier notre attachement et le léguer aux générations futures « , a indiqué le président de l’APP/B-G, Halidou Lengani. Le parrain de ces journées, le directeur général de la SOBCA, Mamadi Napon (un Gourounsi) a abondé dans le même sens :  » la parenté à plaisanterie est une source intarissable, un patrimoine que nous ont laissé nos ancêtres et que nous devons absolument préserver « . Le thème de cette IIe édition de la parenté à plaisanterie,  » la plaisanterie au service de l’environnement « , Bissa et Gourounsi ont saisi cette occasion pour reverdir la nature de Garango.  » La relation entre parenté à plaisanterie et l’environnement est plausible et directe. Toute action que nous voulons entreprendre sur le plan social, culturel et éducatif en passant par la parenté à plaisanterie ne pourra que porter encore plus loin le message « , a souligné le parrain Mamadi Napon. Avant d’ajouter à l’endroit des organisateurs : comme le souligne l’adage,  » la culture est la seule chose qui nous reste lorsqu’on a tout perdu. Je pense que vous l’avez si bien compris et vous avez décidé de mettre cela au service de l’environnement « . A cet effet, un espace dit,  » jardin de la parenté à plaisanterie  » a été créé. Sur place, ce sont au total 500 arbres fruitiers composés de manguiers, de citronniers, de goyaviers… qui ont été plantés, bien sûr toujours dans une atmosphère très détendue. Entre-temps, ils ont été aidés dans leur activité de reboisement par le ministre d’Etat, ministre des image32.jpgAffaires étrangères et de la Coopération régionale, Alain Yoda. Avec ce jardin, Bissa et Gourounsi veulent laisser aux générations futures, un témoignage de leur fraternité. A l’issue de la journée, un match de football a opposé les deux communautés avec en prime, un trophée atypique : un panier d’arachides plus une tête de chien. Evidemment qu’il n’y a pas eu de vainqueur sur le terrain.

Siée Simplice Hien – Sidwaya 


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