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La littérature au Burkina
22 juillet, 2010, 12:21
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Généralités

Le Burkina Faso (appelé Haute-Volta jusqu’en 1984, peu après le début de la Révolution entreprise par Thomas Sankara) a souvent été considéré comme un carrefour des cultures, des peuples et des langues (estimées à 60 au début des années 1960). Une importante littérature orale – soutenue par ce que Pacece appelle la littérature du tam-tam et celle des masques – témoigne de la longue histoire des puissants royaumes mossi qui ont su perdurer du 12ème au 19ème siècles et qui forment grosso-modo le Burkina Faso d’aujourd’hui. Les Maximes, pensées et devinettes mossi de Dim-Dolobsom Ouedraogo, publiées en 1934, offrent un aperçu de cet univers à peine 30 ans après la fin du démantèlement des structures sociales du pays par l’armée française et son occupation qui coïncida avec le déplacement forcé de milliers de personnes en direction des plantations de la Côte d’Ivoire et du Ghana.  En 1962, peu après les Indépendances, Nazi Boni publie Crépuscule des temps anciens, le premier roman burkinabè. Roger Nikiema publie le second à la fin des années 1960. C’est aussi au cours des années soixante que les auteurs de théâtre s’affirment avec Moussa Sawadogo, Ouamdégré Ouedraogo et Pierre Dabiré. Au cours des années 1970, Etienne Sawadogo, Kollin Noaga et Augustin-Sondé Coulibaly prennent le relais dans le domaine du roman. Parmi les auteurs les plus connus de ces dix dernières années, on peut signaler Marie-Ange Somdah, Jean-Baptiste Somé, Pierre Claver Ilboudo, G. Patrick Ilboudo, Norbert Zongo, Jacques Prosper Bazié, Ansomwin Ignace Hien et dans le domaine du théâtre, Jean-Pierre Guingane. Du côté des femmes, c’est vers le milieu des années 1980 que les premiers ouvrages d’écrivaines burkinabè font leur apparition avec les poèmes de Pierrette Sandra Kanzié et ceux de Bernadette Dao. Cette dernière publie deux recueils de nouvelles par la suite alors que d’autres auteurs élargissent le champ de la littérature burkinabè : Angèle Bassolé Ouédraogo et Gaël Koné dans le domaine de la poésie; Monique Ilboudo, Suzy Henrique Nikiéma, Sarah Bouyain et Adiza Sanoussi dans celui du roman. Monique Ilboudo, juriste et femme politique, a remporté le Grand Prix de l’Imprimerie Nationale du Meilleur Roman 1992 pour Le Mal de Peau, publié en France par les éditions Le serpent à plumes, Paris, février 2001. C’est la première romancière burkinabè. Joseph Ki-Zerbo (1922 – 2006), grand intellectuel et opposant burkinabè, a largement contribué à l’émergence d’études historiques africaines. Premier africain agrégé d’Histoire à la Sorbonne, le professeur enseigna dans plusieurs universités africaines. Il a été le directeur scientifique des deux volumes de l’Histoire générale de l’Afrique, publié par l’Unesco. Depuis leur publication, ces ouvrages, les premiers volumes d’histoire coordonnés par un Africain, sont devenus la référence des étudiants africains en histoire. Contraint à l’exil par le pouvoir révolutionnaire du capitaine Thomas Sankara, il vécut longtemps à Dakar. De retour au Faso en 1992, il militera contre l’impunité de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo. Il reste une figure des Indépendances, et de la vie intellectuelle. Quelques fines plumes :

Abdoulaye Diallo, Jacques Guingane, Sarah Bouyain (1968 – …), Zarra Guiro (1957 – …), Aristide Tarnagda (1983 – …), auteur prodige de théâtre contemporain : Alors, tue-moi, De l’amour au cimetière (créé aux récréatrales 2006), Les Larmes du ciel d’Août, Exils 4, pièce de théâtre et chorégraphie, mise en scène de Eva Doumbia…, Sophie Heidi Kam (1968 – …), poétesse et dramaturge contemporaine. Deux fois lauréate du Grand Prix National des arts et des lettres à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) respectivement en 2000 avec Sanglots et symphonies et en 2004, avec Quêtes, elle s’essaye aussi au théâtre, dans le cadre du groupe  » du Cercle « , coordonné par Faustin Keoua Leturmy, lectures de textes dramaturgiques au CCF Georges Méliès de Ouagadougou. Gaël Koné (1976 – …), Honorine Mare (1972 – …), Suzy Henique Nikiéma (1983 – …) Faustin Keoua Leturmy, comédien, danseur et écrivain d’origine congolaise mais vivant à Ouagadougou, participe à cette jeune génération d’auteurs africains.  Maitre Frédéric Pacéré Titinga (1943 – …) né à Manéga, est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages sur la littérature, la culture, le droit, la sociologie et l’art. Il est également le fondateur du musée de Manéga. Chronologie des écrits essentiels 

Le premier écrivain burkinabé fut Dim Delobson, un fonctionnaire colonial d’origine princière, auteur de deux essais (l’Empire du MoghoNaba, 1933, et les Secrets des sorciers noirs, 1934). La première œuvre littéraire, la chronique historique de Nazi Boni, Crépuscule des temps anciens, a été publiée en 1962, mais l’absence d’éditeurs burkinabés réduit la diffusion des romans : Etienne Sawadogo (la Défaite du Yargha, 1977), Kolin Noago, Augustin Sondé Coulibaly (les Dieux délinquants, 1974). La production poétique est abondante : Frédéric Pacéré Titinga, le plus célèbre (Refrains sous le Sahel, 1976 ; Affiche, 1992), Jacques Prosper Bazié (Orphelins des collines ancestrales, 1983), Bernadette Dao (Parturition, 1986 ; Quote-part, 1992).

Dans les années 1980, trois romanciers émergent : PierreClaver Ilboudo (le Fils aîné, 1982 ; Adama, 1987), Patrick G. Ilboudo, mort en 1994 à l’âge 43 ans (le Procès du muet, 1987 ; le Héraut têtu, 1992) et Ansomwin Ignace Hien (l’Enfer au paradis, 1988). La création théâtrale est dominée par Prosper Kompaoré et Jean-Pierre Guingané (le Fou, 1986 ; le Cri de l’espoir, 1991).  Dans les sciences humaines, mentionnons Joseph KiZerbo, auteur d’une monumentale Histoire de l’Afrique noire (1971). S’il y a un élément très important qui n’a pas réussi à se faire embarquer dans le train du développement culturel que connaît actuellement le pays, c’est bien la littérature écrite. Cette activité qu’on ne présente d’ailleurs plus au public, parce que n’étant pas un élément nouveau dans le paysage burkinabé, continue de tirer la queue du diable. Longtemps ignorée et délaissée comme une activité sans importance, la littérature écrite demeure encore en marge des préoccupations de la grande majorité des citoyens burkinabé. En un mot, elle est très peu connue et est considérée comme le parent pauvre de la culture qui bat son plein actuellement dans ce pays. S’il est bien vrai que le savoir est la base du développement, on est alors en droit de se demander pourquoi la littérature qui est censée détenir ce savoir reste toujours en arrière plan. Sans doute ignore-t-on encore l’intérêt profond et réel de cette activité ? La genèse de la littérature burkinabé

Pourtant l’expérience du Burkina Faso dans le domaine de la littérature écrite ne date pas d’hier. Les tous premiers écrits littéraires burkinabé sont apparus bien avant même l’indépendance, comme l’ouvrage publié en 1932 par l’écrivain Dim Delobsom : « L’empire du Mogho Naba, coutumes des mossis de la Haute Volta ». Ce livre traduit sans ambages le souci de l’auteur de peindre les rites et coutumes de la société traditionnelle de son peuple d’antan pour les rappeler aux générations futures. Dim Delobsom publia en 1934 un second ouvrage intitulé  » les secrets noirs des sorciers  » deux ans tout juste après le premier – ce qui témoignait de la richesse intellectuelle de l’homme. La littérature écrite burkinabé a continué de faire son petit bonhomme de chemin. Ainsi, en 1962, le roman de Nazi Boni  » Crépuscule des temps anciens  » fut édité, véritable chef d’œuvre qui a fait presque le tour du monde et a servi de modèle d’éducation dans les établissements primaires, secondaires et supérieurs du Faso. Qui a lu cet ouvrage ne peut s’empêcher de constater au terme à quel point l’Afrique a vraiment perdu une partie de ses vraies valeurs. L’œuvre témoigne en effet de la grande sagesse des ancêtres que la civilisation occidentale est venue moduler quelque peu. 

Toutefois, Nazi Boni ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Très inspiré par sa propre culture, il  dépeindra encore certains aspects de la civilisation traditionnelle africaine à travers d’autres ouvrages comme  » Fondements traditionnels et modernes des pouvoirs en Afrique « , publié en 1969, ou encore  » Histoire de l’Afrique, résistante réaction des peuples africains aux influences extérieures « , sorti en 1971. La disparition en 1969 de Nazi Boni, a affecté toute l’Afrique, mais ne freinera pas l’élan littéraire qu’il a su insuffler au pays des Hommes Intègres. Aussi, d’autres écrivains vont émerger, auteurs d’œuvres diverses de grande valeur. On peut ainsi citer Maître Titinga Frédéric Pacéré, gros travailleur à qui l’on doit de multiples titres traitant de thèmes variés, le plus célèbre étant son mythique ouvrage sur la  » Bendrologie  » ou science du langage tambouriné sorti en 1984 ; c’est une publication en six volumes remarquablement documentée, qui constitue une excellente exploration du mystère de l’expression des tambours du Burkina que l’auteur a su nous délivrer là. Ainsi ces grands écrivains ont fait de leur mieux pour porter haut le flambeau de la littérature burkinabé. Et bon nombre continuent d’assumer la mission de raconter le pays et sa vie quotidienne par l’écriture malgré les grosses difficultés rencontrées par la littérature pour survivre, ne serait-ce que par le coût des livres qui les rendent hors de portée d’une majeure partie de la population, mais aussi par l’analphabétisme endémique. Combien sont-ils de nos jours sur l’échiquier littéraire national ? En tout cas plus d’une centaine. Et chacun essaye à sa manière, à travers son œuvre personnelle, d’apporter sa petite pierre à l’édification d’une véritable culture littéraire nationale. Les œuvres sont nombreuses et les idées divergentes et pertinentes, en général fortement ancrées dans les profondeurs des racines de la population de ce pays. On découvre à travers ces œuvres multiples les réalités culturelles, existentielles, historiques, traditionnels, ethniques. En somme, la littérature burkinabé permet de toucher du doigt les réalités quotidiennes, mais aussi de transmettre les valeurs culturelles intrinsèques, permettant à la population de mieux les appréhender pour tenter de conserver au pays une identité propre à une époque où la mondialisation participe au gommage d’une part importante de cette identité. Cela participe à préserver l’héritage culturel au bénéfice des générations futures. On sait par exemple que c’est grâce au mouvement de la négritude fondé sur la littérature négro-africaine dont les pères fondateurs furent Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon Gontrand Damas que l’Afrique a réussi à affirmer son identité culturelle en occident au cours des années de luttes d’indépendances. Grâce à eux, la littérature de ce continent est entrée dans l’histoire parce que porteuse d’un enseignement fécond. Un des buts essentiels poursuivis est bien évidemment de ne plus parler de littérature africaine d’expression française, cette langue d’emprunt servant uniquement de support pour pouvoir véhiculer l’africanisme à travers le monde. Voilà dans quel domaine se situe exactement l’intérêt de la littérature : c’est de connaître le passé pour mieux cerner le présent et engendrer un futur harmonieux sur des racines solides. Les écrivains burkinabé ont conscience de leur rôle majeur à ce point de vue. 

Vu cet intérêt capital, il est évident de reconnaître que la littérature apparaît comme un atout majeur à valoriser et à promouvoir pour le bien être de l’individu et de la société. Dans ce cas, il est inutile de dire qu’ignorer la littérature c’est ignorer ses propres valeurs. C’est faire preuve de mépris tout simplement à l’égard de ses propres racines, témoins de son identité. Toute littérature (c’est-à-dire orale et écrite) ne constitue t- elle pas les fondements de la culture d’une société ? C’est pourquoi la littérature occupe une place prépondérante dans les programmes d’enseignement à tous les niveaux d’études. Aussi doit-on poursuivre cette action même en dehors des cadres scolaires, c’est- à- dire interpeller la conscience des uns et des autres sur la nécessité d’exploiter cette matière riche de sagesse profonde qui reste la seule garantie du progrès de toute nation. Une chose est certaine, le déficit culturel est le père de tous les échecs. Bien sûr l’analphabétisme de la grande majorité de la population et l’absence des moyens financiers rendent les productions littéraires très précaires. Néanmoins si la volonté de se cultiver des citoyens était aussi manifeste et flagrante la volonté politique des gouvernants, des partenaires sociaux et des hommes de culture, l’on verrait ces problèmes diminués, voire disparaître à jamais pour céder au bonheur de la culture burkinabé en général. Voltaire écrivait :  » Les livres les plus utiles sont ceux dont les lecteurs font eux-mêmes la moitié « . Louis Ferdinand Céline renchérissait en ces termes :  » Un homme qui connaît son alphabet est un auteur qu’il ne faut pas négliger. Cela veut dire aussi que c’est un lecteur qu’on ne peut plus ne pas respecter « . 

D’après un article d’Armand Ouedraogo, écrivain, poète, romancier, nouvelliste.  Quelques références contemporaines

-Jacques Prosper Bazié : né en 1955 à Ouagadougou, Jacques Prosper Bazié est titulaire d’une Maîtrise, d’un DEA et d’un doctorat de Lettres Modernes obtenus aux Universités de Besançon et de Bordeaux. Il a opté pour le journalisme après un DEA de journalisme à Paris II.
A partir de 1988, il fait carrière au sein de l’administration culturelle et de la communication comme Directeur des Arts du Spectacles, puis Secrétaire général au Ministère de l’Information et de la Culture.
Après la Direction générale de l’Institut des Peuples Noirs de 1997 à 1999, il est nommé Conseiller culturel à l’Ambassade du Burkina Faso à Paris.
Bibliographie sélective :

-Orphelin des collines ancestrales (poésie) ; Ouagadougou : INC, 1985.- 1er Prix du G.P.N.A.L 1983

-La saga des immortels (poésie) ; Ouagadougou : Presses africaines, 1987. 1er Prix du G.P.N.L.AL 1986

-La dérive des Bozos (roman). Ouagadougou : Kraal, 1988

-Aux miradors de l’espérance (poésie). Ouagadougou : Presses africaines, 1992 

-Syllabaire de civière (conte). Paris : Chazelle, 1989

-L’épave d’Absouya (roman). Ouagadougou : Presses africaines, 1992  -Danini Geoffroy Damiba est né en 1952 à Boulsa (Namentenga). Après une Licence de Géographie à l’Université de Ouagadougou, il entra à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et s’oriente vers une carrière administrative. Après avoir servi dans l’administration centrale il devient sous-préfet de Kongoussi puis préfet de Mangodara et Sidéradougou. Haut Commissaire de la province du Gourma e, 1992 il est nommé au même poste à Dori, province du Séno en 1994. Et en 1995, il devient Directeur de cabinet du Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement et de l’Eau.
Bibliographie : 

-Patarbtaale, le fils du pauvre (roman). Ouagadougou : Imprimerie nationale, 1990. 1er Prix du G.P.N.A.L. 1990

-Le geste interdit (roman). Ouagadougou : Imprimerie nationale, 1993

-Papa je te pardonne tout (roman). Ouagadougou : Imprimerie nationale, 1994.

-Boubakar Diallo : né en 1962 à Ouagadougou, Boubakar Diallo met fin à ses études universitaires dès la première année pour se lancer dans le monde des affaires, puis en 1988 il devient collaborateur de plusieurs journaux de la place : Carrefour africain, Sidwaya magazine. Fondateur et directeur en 1991 du groupe de presse JJ :  » Journal du jeudi « , « Le Marabout »,  » 24 heures « . Directeur de la maison de production « Les films du dromadaire » Bibliographie : -Le mendiant, in L’étrangère (recueil de nouvelles). Paris : Hatier, 1985.- (Coll. Monde noir). 

-Le totem (recueil de nouvelles). Paris : Harmattan, 1993

-La nuit des chiens (roman). Paris : Harmattan, 1999

-Un homme du pays (roman). Paris : Harmattan, 2000

-Fumée noire (roman). Paris : Editions Moreux, 2000

-Boureima Jacques Gueguane est né en 1941 à Garango, province du Boulgou. Tenté par la vie religieuse, il s’oriente vers l’enseignement et après des études supérieures à Abidjan, il devient professeur au Lycée P. Zinda Kaboré à Ougadougou. De 1977 à 1981, il est Directeur de la Culture au Ministère de l’Education et de la Culture puis Directeur du Centre Régional d’Action Culturelle de Lomé (Togo), institution panafricaine de formation d’animateurs et de conseillers culturels. De retour au Burkina Faso, il devient conseiller technique du Ministre de l’Information et de la Culture puis chargé de mission auprès du Premier Ministre. M. Guégané est retraité depuis 1995. Bibliographie :

-Nativité (poésies). Dakar : NEA, 1977

-La guerre des sables (Poésie). Ouagadougou : Presses Africaines ,1977

-Jean Pierre Guingane est né en 1947 à Garango, province de Boulgou. Docteur d’Etat en Lettres modernes de l’Université de Bordeaux III, Jean Pierre Guingane est professeur à l’Université de Ouagadougou dont il fut chef du département de Lettres Modernes. Après avoir été secrétaire général du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, il devient en 1982 Secrétaire d’Etat auprès du Président de la République chargé des Arts et de la Culture. De 1991 à 1994, il est doyen de la Facultés des Lettres, des Arts et des Sciences Humaines et Sociales de l’Université de Ouagadougou.  Fondateur du Théâtre de la Fraternité, Jean Pierre Guingane est avant tout homme de théâtre : acteur, metteur en scène, dramaturge, créateur, il est le promoteur du théâtre-débats au Burkina Faso. Directeur de l’espace culturel Gambidi, il est créateur et organisateur du Festival International de Théâtre et de Marionnettes de Ouagadougou. Bibliographie -Le fou (théâtre). Abidjan : CEDA, 1986. (1er Prix du GPNAL 1984)
-Papa, oublie-moi (théâtre). Ouagadougou : Unicef, 1990
-Le cri de l’espoir (théâtre). Ouagadougou : Théâtre de la Fraternité, 1990
-La savane en transe (théâtre). Ouagadougou : Gambidi, 1997
-La musaraigne (théâtre). Ouagadougou : Gambidi, 1997

-Ansonwin Ignace Hien
Né en 1952 à Zinkoni, province de Bougouriba. Formé à l’Ecole Nationale d’Administration est Inspecteur au Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.
Bibliographie 

-L’enfer au paradis (roman). Ouagadougou : Presses africaines, 1988. 1er Prix GPNAL 1986
-Secrets d’alcôves (nouvelles). Ouagadougou : Presses africaines, 1989
-Au gré du destin (roman). Paris : Chazelle, 1989. 1er Prix GPNAL 1988
-Queue de guenon (contes). Paris : Cazelle, 1989.
-Larmes de tendresses (roman). Ouagadougou : GTI, 1997
-La nuit des tout-petits (contes). Ouagadougou, 1996. Prix spécial UNICEF 1996

-Pierre Claver Ilboudo est né en 1948 à Mango, province de Zoundwéogo. Après des études supérieures en Anglais il s’oriente vers une formation d’interprète traducteur sanctionnée par une Maîtrise en linguistique à Paris. Il présente une thèse de doctorat en Littérature africaine en juin 1995 :  » Nouveau roman et roman africain d’expression française. «  Fonctionnaire au Ministère des Affaires Etrangères, il a été en poste au siège de l’OUA à Addis Abeba. Il est actuellement en poste à Abidjan à la BOAD.  Bibliographie
-Le fils ainé (roman) suivi du Mariage de Tinga. Paris : Silex, 1985
-Adama ou la force des choses (roman). Paris : Présence Africaine, 1987. 1er Prix GPNAL 1984
-Le retour de Yembi (roman). Yaoundé : CLE, 1995

-Monique Ilboudo est née en 1959 à Ouagadougou ; elle est titulaire d’un doctorat en droit. Elle enseigne actuellement le droit privé à l’Université de Ouagadougou et en anime des rubriques de journaux. « Si un jour l’on m’enfermait… il me faudrait du papier et un crayon pour que je tienne bon. » Poésie, théâtre, essais philosophiques, roman, sa voix s’affirme comme l’une des plus originales et novatrices de la nouvelle littérature africaine franco- phone. Elle a obtenu le Grand Prix National des Arts et Lettres avec son roman Le mai de peau, 1992. Militante féministe convaincue et engagée sur tous les fronts, elle apporte par sa réflexion et son action une vision « d’éclaireuse » quant à la conception des droits de la femme en Afrique.
Monique ILBOUDO a été Ministre des Droits humains avant d’être nommée en 2008 ambassadeur du Burkina Faso au Danemark. 
Quelques œuvres :
de nombreux ouvrages sur le droit, entre autres Féminin-Pluriel
-Le mai de peau (roman). 1992
-Murekatete (roman). Bamako , Paris : Le Figuier, Fest’Africa éditions, 2000).
-Bila Roger Kaboré est né en 1952 à Ouagadougou. Après des études supérieures en Sciences naturelles et en biologie à Niamey puis à Toulouse, il entre à ENS Agronomique de Toulouse et passe un Doctorat de 3ème cycle en économie rurale à Abidjan. Ingénieur agronome il fait carrière au sein du Ministère de l’Agriculture et des ressources animales, avec un passage comme enseignant à l’Université de Ouagadougou et un détachement à la FAO. Actuellement, il est expert agroéconomiste au siège de l’UEMOA à Ouagadougou
Bibliographie 
-Forces obscures (poésie) in Poésie du Burkina. Ouagadougou : INC, 1983
-La princesse Yennega (légende). Paris : EDICEF, 1983
-Les indésirables (roman). Paris : Harmattan, 1990
-Histoire politique du Burkina Faso de 1919 à 2000. Paris : Harmattan, 2003
-Epopée de Boukary Koutou, empereur de Moosé (roman). Ouagadougou : Firmament, 1994
-Sous l’arbre à palabres (conte). Ouagadougou : Firmament, 1994
- Un chat pour Noël (nouvelle). La Muse : Ouagadougou 1994

-Moussa Konate né en 1956 à Lah (Mouhoun) est autodidacte : Moussa Konata obtient le Certificat d’Etudes Primaires en 1970. Puis il s’inscrit au cours du soir au Lycée Zinda Kaboré à Ouagadougou et en 1974 il est admis au Lycée technique comme auditeur libre. En 1975 il est engagé comme ouvrier imprimeur à l’Imprimerie Nationale. Toujours ouvrier imprimeur, il publie sa première œuvre en 1994. Bibliographie : -Le caïman, le chasseur et le lièvre ou le prix de l’ingratitude (conte). Ouagadougou : Imprimerie Nationale, 1986
-Le chat et la souris ou le danger de l’ignorance (conte). Ouagadougou : Imprimerie Nationale, 1987
-Le mari infidèle ( conte).- Ouagadougou : Imprimerie Nationale, 1988
-Le lièvre et les autres animaux de la brousse (conte). Ouagadougou : Imprimerie Nationale, 1990
-Le lièvre, l’hyène et les pintades ou les méfaits des feux de brousse (conte). Ouagadougou : Imprimerie Nationale, 1990
-Les 3 chiots et leur maman ou le devoir des enfants (conte). Ouagadougou : Imprimerie Nationale, 1998

-Henriette Philomène Nikiema, née en 1959 à Bobo Dioulasso. Institutrice jusqu’en 1990, Henriette Nikiema participe à l’animation artistique des enfants en danse théâtre. Elle encadre aussi la troupe théâtrale pour enfants  » Les Bourgeons du Burkina « . En 1990, elle est mise à disposition du Ministère de la Communication et de la Culture ou elle est affectée au projet franco-burkinabé de développement de la lecture publique. Elle est Directrice d’un service de la Bibliothèque Nationale.
Bibliographie :
-Le miel de la tradition (proverbes). Ouagadougou : Imprimerie Nouvelle du Centre, 1988
-L’histoire de Pendo, la petite paresseuse (contes pour enfants). Lomé : Haho, 1994 [réédition prochaine aux N.E.I.]

-Titinga Frédéric Pacere est né en 1943 à Manéga, province d’Oubritenga. Après l’Ecole Normale d’Instituteur de Dabou en cote d’Ivoire, T.F. Pacéré poursuit des études universitaires successivement à Abidjan, Ouagadougou, Dakar et Rennes (France). Son cursus universitaire est sanctionné par des licences en Lettres et en Droit. Après avoir obtenu le Certificat d’Aptitude à la profession d’Avocat, Maître Pacéré s’inscrit en 1975 au barreau de Ouagadougou. 

Personnalité hors pair et incontournable du monde juridique, associatif et culturel du Burkina Faso, Maître Pacéré est un grand précurseur et militant en faveur des droits de l’homme et de l’Etat de droit. A ce titre il est membre du conseil d’administration de nombreuses associations militantes et culturelles. Il serait vain d’énumérer ici tous les titres honorifiques et professionnels de Maître Pacéré qui en même temps qu’une vie professionnelle et militante hors normes a pu élaborer une véritable œuvre littéraire.
Bibliographie sélective :
* poésie
-Ca tire sous le Sahel. Paris : Oswald, 1976
-Refrains sous le Sahel. Paris : Oswald, 1976
-Quand s’envolent les grues couronnées. Paris : Oswald, 1976
-La poésie des griots. Paris : Silex, 1983 Grand prix Littéraire d’Afrique noire 1982
-Poème pour l’Angola. Paris : Silex, 1983 Grand prix Littéraire d’Afrique noire 1982
-Saglengo, la poésie du tam-tam. Ouagadougou : Fondation Pacéré, 1994
* Essais
-Problématique de l’aide au pays sous-développés. Ouagadougou, 1976
-Ainsi on a assassiné tous les Moose. Québec : Naaman, 1979
-Bendrologie et littérature culturelle des Moosse. Ouagadougou, 1993
-Le langage des tam-tams et des masques en Afrique. Paris : Harmattan, 1992 
-Pawindbé Fidèle Rouamba est né en 1966 à Doulougou, province de Bazéga. Licencié en Lettres Modernes de l’Université de Ouagadougou, il intègre ensuite l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature et poursuit actuellement une carrière dans l’Administration de l’Education Nationale.
Bibliographie
-Le carnaval de la mort (roman). Ouagadougou : Imp.Nouvelle du Centre, 1995. Lauréat de la 1ere édition du Grand Prix Littéraire du Président du Faso 1994.
-Bernadette Sanou Dao est née à Bamako, au Mali en 1952. Elle revient dès l’âge de 11 ans au Burkina Faso. Elle y fait ses études secondaires au Lycée Notre-Dame de Kologh-Naba de Ouagadougou. Elle poursuit ses études supérieures à Dakar, à Ohio University et à Paris (Sorbonne). Elle est titulaire d’une Licence en Lettres, d’un Master en linguistique générale et d’un DEA en linguistique africaine. De 1977 à 1985, elle est professeur de français et responsable du service linguistique appliquée à l’Institut Pédagogique du Burkina Faso (IPB). En 1986, elle est nommée à l’Institut National d’Alphabétisation (INA) avant de devenir Ministre de la Culture jusqu’en août 1987. Directrice de l’IPB, elle fonde en 1991 la Caisse Mutuelle des Femmes. Membre du Conseil Supérieur de l’Information elle a été nommée Ministre de l’Intégration Régionale en 1999.
Bibliographie :
-Parturition (poésie). Ouagadougou : MCC ; Presses Africaines, 1988
-Emeraudes (in : Poésie pour enfants). Ouagadougou : MCC ; Presses Africaines, 1986
-Symphonie (poésie). Ouagadougou : Imprimerie Nouvelle du Centre, 1992
-Quote-part (poésie). Ouagadougou : Imprimerie Nouvelle du Centre, 1992
-La dernière épouse (nouvelle). Abidjan : EDILIS, 1997

Quelques autres écrivains burkinabé de renom : -Aristide Tarnagda (1983 – …), auteur prodige de théâtre contemporain : Alors, tue-moi, De l’amour au cimetière (créé aux récréatrales 2006), Les Larmes du ciel d’Août, Exils 4, pièce de théâtre et chorégraphie, mise en scène de Eva Doumbia…

-Sophie Heidi Kam (1968 – …), poétesse et dramaturge contemporaine. Deux fois lauréate du Grand Prix National des arts et des lettres à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) respectivement en 2000 avec Sanglots et symphonies et en 2004, avec Quêtes, elle s’essaye aussi au théâtre, dans le cadre du groupe  » du Cercle « , coordonné par Faustin Keoua Leturmy, lectures de textes dramaturgiques au CCF Georges Méliès de Ouagadougou. -Gaël Koné (1976 – …) -Honorine Mare (1972 – …)-Suzy Henique Nikiéma (1983 – …)

-Faustin Keoua Leturmy, comédien, danseur et écrivain d’origine congolaise mais vivant à Ouagadougou, participe à cette jeune génération d’auteurs africains. 


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