Pour aider celles et ceux qui dans le monde n’ont peu ou pas accès aux soins

La Vannerie
9 août, 2010, 19:54
Classé dans : Non classé

image12.pngTrès nombreux au Burkina Faso, les vanniers perpétuent la fabrication des objets traditionnels (paniers et chapeaux de toutes les formes). Ils cherchent également à s’adapter aux besoins du monde moderne en produisant des pantoufles, des chapeaux, des paniers à pain et des sacs à provisions. Les techniques et les produits finis sont nombreux, différents selon les ethnies dont on imagine bien que la destination des objets sera adaptée à leurs besoins quotidiens.

A noter aussi la recherche actuelle pour une vannerie imaginatrice : par exemple comme on peut le voir au village artisanal de Ouagadougou la fabrication de sacs à partir de chambres à air de voitures, ou bien à partir des sachets noirs délivrés par les commerçants et qui défigurent les rues de certaines villes du Burkina où hélas les poubelles sont rarement de mise … Ainsi ces poches en plastique sont étirées par des machines spéciales puis tressées pour devenir au final des paniers d’excellente résistance. Nous décrirons ici les techniques adoptées par une ethnie, celle qui peuple le pays Dagara

Fabrication des paniers chez les Dagara

La vannerie est un artisanat répandu chez les femmes au Burkina Faso ; dans certaines ethnies chaque femme doit savoir fabriquer les paniers suivant ses besoins. Le pays Dagara (Région Sud-Ouest du Burkina Faso) ne déroge pas à cette habitude, même si certaines femmes en font leur métier.

Le panier Dagara est carré ou rectangulaire, il est fabriqué avec des tiges d’une variété de roseaux qu’on surnomme  » le bâtonnet  » car c’est le même végétal – droit et dur – qui sert en classe pour apprendre aux enfants à compter les dizaines, mais également à fabriquer certains instruments de musique. En langue Dagara ce roseau s’appelle « moor » – prononcer mourr – (pluriel : mié) il en existe plusieurs sortes, donnant des paniers aux nuances différentes du jaune clair au rosé.

Les fibres qui servent à lier le panier sont composées de lianes (« ôôr biguê » en dagara) cueillies en brousse sur un arbre qui pousse à l’état sauvage (en Dagara  » ôôr tiê »). Ces lianes sont ensuite divisées en deux et mise dans de l’eau.  Mais également les femmes se servent de ficelles de couleurs synthétiques récupérées sur les sacs tissés servant au transport des céréales.
Avant l’utilisation des tiges de roseaux ou des fibres de lianes, celles-ci sont mouillées dans la boue au bord des marigots pendant 24 heures pour le roseau et 72 heures pour les lianes, afin de donner une flexibilité et une durabilité propice à la solidité des paniers. Lorsque les lianes sont extraites de la boue, il convient d’en gratter l’intérieur pour en conserver toute la qualité

Ces paniers peuvent avoir toutes les tailles ; du plus petit (que l’on retrouve dans les maquis (bar) pour donner la facture) jusqu’à 1,50 mètre de côté. Ils peuvent être placés sur le toit pour stocker le grain, ou bien dans la maison pour ranger les habits, ou bien encore – de forme rectangulaire – ils servent de berceau pour les nouveaux nés ; on recouvre alors le panier d’un couvercle tressé suivant la même technique.

image22.png


Pas de commentaire
Laisser un commentaire



Laisser un commentaire

RelaxAntoiZen |
guérir-autrement |
Olivier Ange |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mutuelle senior
| مرحب...
| Le Blog de Xavier