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Travail du cuir
9 août, 2010, 15:54
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Vue d’ensemble Grand pays d’élevage, le Burkina Faso utilise depuis toujours les peaux des bovins et des moutons pour le cuir. Celui-ci sert aussi bien à fabriquer des sacs et besaces de différentes tailles, que des sandales ou des parements pour des paniers.
Particulièrement doués, les nomades peul et touareg du nord du Burkina Faso tressent des bandes de cuir polychromes pour en décorer des portefeuilles, des sacs et des chapeaux. Ils sont devenus experts dans la technique du cuir « repoussé » qui permet, entre autre, d’habiller coffres et coffrets de toutes tailles et de toutes formes.
Les cuirs de la région de Kaya commencent à être exportés. 
Au Burkina Faso, le secteur de l’élevage est caractérisé par la transhumance et par la production de lait dans quelques exploitations. C’est un groupe monopoleur, la Société Tan Aliz, qui représente l’industrie du tannage. Le groupe, qui appartient au secteur privé, est une entreprise familiale : ayant pour origine une tannerie d’Etat et un entrepôt de cuir brut établis en 1980. Tan Aliz a été privatisé en 1991 et divisé en deux unités de production et en un entrepôt de cuir brut : Tan Aliz Siège, Tan Aliz 1 et Tan Aliz 2. Le groupe produit du cuir en bleu, du cuir en croûte et des peaux brutes pour l’exportation et seulement quelques sortes de cuir pour le marché local. La production mensuelle atteint 200 000 pièces de peaux pré tannées au chrome, 4 000 pièces de cuir pré tanné au chrome et 80 000 pièces de cuir en croûte. Les trois quarts (75%) de la production sont expédiés en Italie, 5% en Inde, 15% en Espagne et 5% sont destinés aux marchés locaux.
Malgré les bons résultats du groupe privé susmentionné, le secteur n’a pas encore réussi à se développer, à créer une concurrence et une filière locale intégrée entre négociants de matières premières, tanneries et fabricants de produits en cuir.

Obstacles : Apparemment 25,65 % seulement des cuirs et peaux disponibles sont collectés par l’intermédiaire du réseau officiel des abattoirs et le reste par l’intermédiaire du secteur non officiel. Les cuirs et peaux bruts provenant des abattoirs officiels sont totalement absorbés par les besoins de production du Groupe Tan Aliz, alors que le reste des matières premières peut être commercialisé localement ou exporté à bas prix vers les pays voisins. Sur la quantité totale estimée de matières premières disponibles, 3,48% sont perdus. Les cuirs et peaux bruts (en l’an 2000, 20 000 peaux de bovins et 1,76 million d’autres peaux) commercialisés en dehors du réseau Tan Aliz sont destinés aux segments inférieurs du marché, étant donné que la qualité n’est pas préservée.

Organisation : A côté de Tan Aliz, le secteur du cuir compte de petits revendeurs de cuirs et peaux et quelques artisans mais aucun exportateur.
Tan Aliz a fait connaître des techniques de conservation comme le saumurage grâce à des incitations et à la formation et a distribué de l’acide borique et d’autres produits de conservation, ce qui a amélioré de manière générale la qualité des matières premières disponibles. Cependant, le groupe cherche bien entendu à acheter, au prix le plus bas possible, et se contente d’une quantité limitée pour la production de cuir tanné. L’entrepôt du groupe recueille donc tous les cuirs et peaux disponibles mais choisit et n’achète que ce qui est strictement nécessaire, et seulement de la meilleure qualité. Faute d’autre choix, le commerce du cuir dans le pays vise à trier et à sélectionner les produits de qualité supérieure et à rejeter ce qui n’est pas utilisable en tannerie. Les matières premières offertes proviennent surtout des zones et des abattoirs, où l’on a des chances d’obtenir de bons résultats en ce qui concerne le dépouillement et la conservation, et non du pays tout entier.

Perspectives : L’activité du Ministère des ressources animales est axée sur l’amélioration des sites d’abattage et des infrastructures et sur la modernisation du secteur du cuir. Il a notamment ébauché la structure d’une association privée (Organisation pour la promotion de la filière cuirs et peaux) avec l’intention de moderniser le secteur de l’offre de cuirs et peaux bruts.
Dans une étude de faisabilité de l’ONUDI, M. J.V. Lancker envisage un projet visant à améliorer la qualité de la production de cuirs et peaux à l’aide d’agents et de formateurs qui encadreraient les gens du métier. Ce projet est conçu pour une quantité de matières premières représentant 150 000 peaux brutes et 3,7 millions de peaux, classées en catégories allant de 1 à 3 et en rebuts. Dans le cadre de l’étude de faisabilité, les objectifs à atteindre seront à la fois une croissance de la production de cuir brut de l’ordre de 30% pour les bovins et de 20% pour les ovins et caprins, el une amélioration de 20% des catégories de qualité supérieure. 
  Institution chargée des questions de cuir et peaux ; ministère des ressources animales, Secrétariat général, Direction des productions et des industries animales
Adresse:03 BP. 7026, Ouagadougou 

Travail du cuir chez les Mossi 

Les anciens cavaliers Mossi ont apporté tout un art du cuir. Les chevaux (symbole du pouvoir royal) avaient un harnachement de cuivre ciselé et de cuir peint et brodé d’une grande richesse décorative. Sur le tapis de selle et les couvertures des chevaux, on applique aussi du cuir peint (véritable marqueterie dont on retrouve encore l’influence chez les bourreliers actuels).
Les maroquiniers de la région de Kaya habillent des boîtes et des bouteilles de cuir tressé rouge et vert.
Citons aussi des sacs en peau de chèvre, des fourreaux de sabre.
On trouve des cordonniers à Zaghbega, Ziniaré, Kaya, Dori.
A Ouagadougou (en dehors de la ville), le centre de tannage des cuirs fabrique des objets en cuir pyrogravés dont les motifs, inspirés des masques mossi, sont trop chargés. 
Les belles choses de la maroquinerie de Kaya cuir11.jpg

La maroquinerie a sa ville au Burkina Faso et elle s’appelle Kaya, chef lieu de la province du Sanmatenga. L’histoire des cuirs et peaux dans cette ville à la population cosmopolite daterait du règne du premier roi Naaba Sand Bondo vers 1471. Les populations fulaphones et celles d’origine mandé se sont alors mis à confectionner selles de chevaux et autres chaussures royales. La maroquinerie s’est alors imposée comme un boulot noble qu’embrassse indistinctement les jeunes de toute origine sociale. Prioritairement, agriculteurs et/ou éleveurs, certains habitants de la province sont tanneurs pendant la saison sèche pendant que d’autres le sont toute l’année lorsqu’ils parviennent à y trouver leur voie. Zone d’élevage aux portes d’un sahel qui concentre l’essentiel du cheptel du pays, la province du Sanmatenga a appris très tôt qu’en matière de production et de consommation de bovin, ovin et caprin, rien ne se perd, tout se transforme. La maroquinerie s’inscrit dans cette dynamique qui consiste à utiliser les peaux des animaux d’élevage pour confectionner sac, ceinture, chaussures, poufs, etc. Dans cette activité qui mêle pragmatisme et doigté artistique, les artisans de Kaya parviennent à faire de bonnes affaires. Dans le secteur n°6 de la ville, quatre associations de tanneurs se sont regroupées au sein d’une Union des maroquiniers du Sacuir2.jpgnmatenga (UMS) sous la présidence de Sawadogo K. Dominique qui occupe par ailleurs un poste coutumier à la cour royale. Ils ont tous appris le travail sur le tas et sont devenus aujourd’hui de véritables artistes qui arrivent à confectionner des objets utilitaires d’une beauté contemporaine. Dans un local offert par le ministère des Ressources animales, tous les artisans membres de l’union peuvent y séjourner pour fabriquer leurs ouvrages. Le travail se fait individuellement ou à la chaîne lorsque la situation l’exige. Au-delà du temps de préparation de la peau pour la dégager de toute impureté, et la rendre malléable, la transformation du cuir lui-même en ceinture, sac ou chaussure est une question d’heures. Savez-vous que la colle forte utilisée par les artisans pour unir les lanières de cuir n’est rien d’autre que le traditionnel tô (plat national burkinabè) ? C’est dire jusqu’à quel point l’artisanat demeure le domaine où les savoirs locaux sont savamment exploités. Produisant la plupart du temps sur la base de commandes venant d’organismes internationaux, de structures étatiques, ou de commerçants revendeurs, etc., les artisans de Kaya regroupés au sein de l’union parviennent à produire de façon… artisanal des centaines de cartables par jour pour le plaisir de participants aux conférences et autres séminaires-ateliers dans les grandes villes du Burkina Faso. Grâce au jumelage coopération entre la ville de Kaya et celle de Châtellerault en France, certains membre du l’union ont pu bénéficier de formations en techniques modernes de production Outre-mer. Des machines acquises par le biais de cette amitié et celle entretenue avec une ville allemande ont aidé à améliorer sensiblement la qualité des œuvres qui s’exportent aisément en Europe, pourvu que le contact soit établi. Des exemples d’organisation comme celle de l’UMS sont des créneaux propices au développement d’un secteur porteur en matière de lutte contre la vie chère. Déjà, l’union reçoit dans ses locaux toute personne désirant acquérir un savoir-faire dans le domaine de la maroquinerie pour des formations à la carte et ça marche.  Dans le domaine de la production, les artisans de Kaya ont une très grande capacité d’imitation et excellent en décoration élégante et attrayante. En attendant, de nombreux Burkinabè continuent de snober ces objets faits avec des mains qui se vendent pourtant à prix cadeau, au profit de produits manufacturés sans âme. Quel paradoxe ! En remettant au goût du jour des slogans du genre : « consommons ce que nous produisons ! » dans le cadre de la lutte contre la vie chère, un regard perspicace vers le secteur de l’artisanat national est plus qu’un devoir. A bon entendeur…bye ! 

Ludovic O. Kibora ; Article issu du site « Bouillon de Culture » L’exploitation de la filière cuir au Burkina et en Afrique de l’ouest

Généralités sur le cuir : Si le coton est apparu pour les pays ouest africains comme un secteur porteur de développement, le cuir se révèle également prometteur pour le Mali et le Burkina Faso. Ses l’un des plus importants producteurs de peaux en Afrique avec le Mali, le Niger et le Sénégal. Leurs cheptels bovin, ovin et caprin demeurent parmi les plus grands d’Afrique, s’élevant respectivement à de 16,7 millions de bovins ainsi qu’à plus de 50 millions d’ovins et de caprins en 2002.  Un Potentiel sous exploité : Le cuir et ses diverses transformations pourraient contribuer au développement des économies africaines. A l’origine d’une multitude de produits finis et manufacturés, le FAO estime que la totalité des échanges commerciaux de cuir à l’échelle mondiale avoisine les 44 milliards de dollars en 2003. Ce chiffre positionne le cuir comme l’un des produits d’origine agricole possédant le plus de débouchés. En 2003, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal détenaient à eux quatre 12% de l’élevage bovin mondial, 15% des ovins, et même 22% des caprins. Si cette production demeure élevée elle est souvent mal utilisée. En effet, malgré la taille de leur cheptel, ces quatre pays ne fournissent que 5% des cuirs bovins fabriqués dans le monde, 10% pour les ovins, et 20% pour les caprins. 

On en déduit facilement qu’une grande partie des peaux n‘est pas récoltée après l’abattage du bétail, notamment en milieu rural. Selon le FAO, le cuir africain ne représenterait que 1,3% du commerce mondial de peaux, et seulement 0,5% du commerce de chaussure en cuir. Les pertes dues à la non collecte des cuirs avoisinent les 86 millions de dollars chaque année. De plus, par cet écart, on comprend également que la production et la transformation du cuir ne profitent pas réellement au marché local et que la majorité de celle-ci est exportée. Par exemple, le Mali, second producteur africain après le Nigeria, n’utilise que 40% de sa production de cuir pour son artisanat, les 60% restants étant exportés, transformés et vendus à l’étranger. L’exportation d’un surplus de la production semble logique et souhaitable car elle injecte des devises au sein de l’économie nationale. Toutefois, si on se focalise sur le marché intérieur malien, on s’aperçoit qu’il souffre régulièrement de pénurie de matière première. La quantité de cuir conservée pour la consommation nationale s’avère relativement faible comparée à la demande existante, car tout comme en Europe, le cuir est bien apprécié en Afrique (On le retrouve par exemple sous forme de sacs, de fauteuils, ou encore de chaussures). On pousse l’aberration jusqu’à vendre du cuir à l’étranger, et à le réimporter transformé. Par le travail qu’elle a subi, la matière a pris de la valeur et elle est importée à un prix nettement supérieur à celui auquel elle avait été vendue initialement. Une Connaissance à améliorer : On conclut de ces quelques constats que la filière du cuir et des peaux est mal exploitée malgré un fort potentiel existant. Cette mauvaise exploitation s’accompagne également d’une connaissance parfois médiocre de la matière. On a reproché aux produits fabriqués sur le marché local d’avoir une  »  mauvaise odeur « , ou encore d’être  » mal finis « . S’il est vrai que certaines régions produisent des produits d’excellente qualité (cuir sculpté touareg notamment), d’autres sont peu formées au travail de la matière, et connaissent mal les procédés à utiliser pour traiter et conserver la peau.

Des tentatives de redressement : Constatant la mauvaise exploitation du cuir dans cette sous région comparé au potentiel sous-utilisé de production, plusieurs organismes ont souhaité réagir, et rectifier le tir, et ce, à différentes échelles.  Au niveau local, certains artisans indépendants ont conscience de l’importance économique que peut avoir le cuir. Par conséquent, ils ont souhaité apprendre le travail du cuir pour pouvoir confectionner des objets de qualité, et les vendre sur le marché local. Ainsi, certains artisans produisent un artisanat tout à fait respectables et bien fini. D’autres artisans travaillent le cuir de génération et génération, le savoir faire et la maîtrise des techniques se transmettent de père en fils, assurant ainsi une excellente connaissance de la matière et de son travail. C’est par exemple le cas de Sidy Mohamed Korkoss, l’un des artisans partenaire de SIRA KURA. Ayant appris son métier de son père, il s’efforce de l’apprendre à ses deux frères. Depuis peu de temps, il accueille également dans sa concession une dizaine d’artisans supplémentaires à qui il transmet son savoir. 

La connaissance et la maîtrise : Certains artisans maitrisant bien les techniques de fabrication du cuir les transmettent à des apprentis des techniques de fabrication se développent donc au niveau local. De même, à une échelle nationale cette fois, l’ANPE malienne (Agence Nationale pour l’Emploi) a mis en place plusieurs formations sur le travail du cuir. Parallèlement, elle a créée de nouvelles stratégies consistant à valoriser ce secteur, et à faciliter la création d’emploi dans ce domaine.  » Après la formation de maroquiniers et de cordonniers venus de tout le pays, l’agence participera à la création d’unités de tannage pour la pérennisation des acquis  » (propose de Madiba Keita responsable à l’ANPE malienne). Dans la même optique, l’ONUDI (Organisation des Nations Unie pour le Développement Industriel) a souhaité accorder son soutien au Mali, au Niger, au Burkina Faso et au Sénégal. A cet effet, 1,2 milliard de FCFA (2 242 925 milliards de dollars) ont été alloués sur trois ans pour améliorer la production de la filière cuir au sein de cette sous région. Cette initiative permettra entre autre de valoriser la qualité des cuirs grâce à l’instauration d’un système de prix fondé sur la qualité des peaux, et celle d’une certification de la matière. L’ONUDI a également pour projet de former et d’équiper les bouchers, les collecteurs et les artisans afin d’améliorer le dépouillement, le conditionnement et de transformation du cuir. Cela s’accompagnera de constructions de séchoirs pilotes, … Ce projet est d’autant plus important qu’il à été considéré en juillet 2004 comme une des lignes directrices du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique) lors du sommet des chefs d’états de l’Union Africaine. Toutes les mesures visant à développer la filière cuir et peaux semblent mettre l’accent sur les mêmes points : le cuir africain ne trouvera des débouchés que si on parvient à améliorer sa qualité et à accroître la production intérieure. On peut donc espérer que les politiques internationales et nationales soient en mesure de réorganiser ce secteur. 

Les méthodes de travail du cuir : Le tannage : Le cuir est le nom donné à la peau lorsque celle-ci est tannée, c’est-à-dire qu’elle a été traitée de façon à ne pas pourrir, devenir imperméable, et à devenir plus souple. On parle également de cuir brut pour désigner la peau de l’animal lorsqu’elle sort juste de l’abattoir et qu’elle n’est pas encore tannée.  La technique de tannage peut s’avérer très différente selon l’endroit ou nous nous trouvons. Il existe une multitude, par exemple, l’encyclopédie Wikipédia (www.wikipedia.org) en recense environ une quarantaine. 

La peau est une matière organique et vivante qui va pourrir naturellement au fil du temps. Sa conservation est impossible si on ne la traite pas. Afin de bloquer leur cycle naturel, il est nécessaire de saler les peaux. Cela permet d’éliminer l’eau contenue dans les tissus et de ralentir le processus de putréfaction. On recouvre donc les peaux avec du gros sel jusqu’à ce que ce dernier absorbe toute l’eau. Il arrive également qu’on y ajoute des agents antiseptiques. Durant cette opération, la disparition de l’eau des tissus va provoquer une perte de poids de la peau, et l’amincir légèrement. La conservation de la peau est favorisée si celle-ci est placée dans une pièce où la température avoisine les 10°C, car les trop fortes températures altèrent les peaux.  Au bout de deux semaines, les peaux sont dessalées et triées selon leur épaisseur, leur régularité (on recherchera alors la présence par exemple de cicatrices, ou de déchirures), de leur poids et de leur surface. On les lave à nouveau afin de les débarrasser de toute impureté extérieure, puis on les sale à nouveau pour retirer l’eau qui s’est réintroduite dans la peau. Une fois ceci effectué, les peaux peuvent être tannées. Les procédés les plus utilisés sont les suivants : Le premier consiste à appliquer de la soude sur la peau, puis à la rincer. Généralement, une fois que les poils sont tombés, on laisse la peau tremper quelques instants dans une calebasse remplie d’eau. Il y a aussi la possibilité d’utiliser des moyens plus naturels. Pour cela, on utilise les feuilles de  » Bouana « , un arbre poussant généralement dans la brousse, qui sont pilées à l’aide d’un mortier, et  la poudre obtenue est déposée sur la peau. On marche ensuite dessus, afin de finir le tannage. Une fois le cuir tanné, celui ci peut être teint. Les décoctions utilisées pour tanner le cuir contiennent généralement du tanin (fixateur de couleur), ce qui permet au cuir de s’imprégner facilement des teintes. Comme pour les décoctions végétales traditionnelles, on peut jouer sur les combinaisons de couleurs : en mélangeant l’orange, le jaune, et le noir, on obtient trois marrons différents en fonction du dosage.

L’assouplissement du cuir : La prochaine étape consiste à tendre et à assouplir les peaux. Elles sont donc disposées au soleil. Les artisans prennent le soin de les mettre à plat, par terre. Afin qu’elles ne s’enroulent pas et que la totalité de la peau soit exposée, elles sont tenues et tendues au sol par des aiguilles. Quand la peau est tendue et séchée, on retire les épingles. Le cuir s’est assoupli et il est désormais plus facile à travailler.  Si la peau a gagné en souplesse, il faut encore la rendre lisse. Pour cela, les artisans la pose sur une planche de bois. A l’aide de bouteilles de verre ou d’autres objets ronds et solides, ils vont travailler la peau en y passant et en repassant ces objets cylindriques. Ce mouvement de va et vient sur le cuir doit s’effectuer pendant environ 20 minutes si on souhaite obtenir un cuir lisse et sans irrégularité.  La fabrication : Lorsque toutes ses phases préliminaires sont effectuées, les artisans peuvent commencer la confection du produit. Ils découpent minutieusement les peaux en fonction du gabarit de l’objet à réaliser. Les morceaux sont par la suite collés et/ou cousus entre eux. La couture des pièces est importante, car elles permettent de renforcer les parties  » sensibles  » de l’objet. Par exemple, les parties du portefeuille ou l’on est susceptible de glisser la main risque de se détacher si elles sont uniquement tenues par de la colle. A l’inverse, le seul recours à la couture risquerait d’entraîner des déchirures du cuir. Il est donc important d’allier les deux afin d’assurer solidité, et longévité au produit. Lors de la couture et du collage, les artisans en profitent également pour dissimuler ou recouvrir les éventuelles tâches ou détériorations du cuir. Lorsque les pièces sont cousues et collées, il ne reste plus qu’à les cirer.

Le cuir sculpté : Le cuir sculpté est un artisanat traditionnel touareg. Peuple à l’artisanat très riche, les touaregs ont réussi à s’adapter aux matières premières des différentes régions où ils se sont implantés. En ce qui concerne le cuir, les forgerons touaregs, réputés pour la qualité, la précision et la beauté de leur travail d’orfèvrerie et d’argenterie, ont transférés leur savoir faire au cuir. Ils ont ainsi réussi à faire apparaître à sa surface des motifs d’une grande variété, abstraits ou représentatifs. Ces motifs et le style général varient généralement d’un groupe à l’autre : si certains ont une prédilection pour le sculptage d’une multitude de petits dessins abstraits, d’autres préfèreront réaliser des figures plus imposantes qu’ils centrent sur la surface du cuir travaillé. D’autres encore insisteront d’avantage sur les motifs en relief.  Tout comme le cuir conventionnel, le cuir que l’on va sculpter nécessite d’être travaillé avant d’être posé, et sculpté. Lorsque la peau est tannée, Il fait tout d’abord les assouplir. Pour cela, les artisans utilisent des morceaux de bois aux angles arrondis (afin de ne pas détériorer la qualité du cuir) qu’ils passent et repassent pendant plusieurs minutes sur la peau. Il faut ensuite teindre les peaux.  Désormais, le cuir est prêt à être posé. Il est fixé à l’objet grâce à une puissante colle. Il faut alors passer et repasser à nouveau la peau à l’aide d’un bout de bois pendant une longue période. Cela permet de réellement tendre le cuir, et de le faire adhérer à la surface de la boîte ainsi qu’aux plaques de carton préalablement collées, jusqu’au moindre relief. C’est à ce moment que le vrai travail de l’artiste commence. A l’aide de poinçons, d’un marteau et de la pointe d’un couteau, il va graver des motifs géométriques, des lignes, … Les parties  » cartonnées  » lui permettent d’effectuer des motifs en reliefs, comme des feuilles, des arcs de cercles… Le cuir sculpté est une forme d’artisanat qui demande de la patience, de la concentration, et une certaine rigueur.

Les cartables : Complètement recouverts de cuir, ces cartables ont un don pour attirer l’attention. En effet, la qualité du travail de transformation du cuir est la preuve que le cuir peut être un secteur porteur de développement. Fin, raffiné, sobre, sa poignée et son attache en bois d’ébène (cf. gros plan) ne font qu’embellir d’avantage ce produit.  Chaque pièce est équipée de deux compartiments à l’intérieur, ainsi que d’une petite pochette. Les cartables deux soufflets quant à eux contiennent une poche supplémentaire munie d’une fermeture. Tout comme les cartables, chaque attache et chaque poignée sont décorées de façon artisanale. Ces cartables sont fabriqués généralement des peaux de mouton ou de chèvre.

Le porte-documents : Ce produit est également entièrement recouvert de cuir. Protégé par une couche de mousse situé sous le cuir, ce porte document contient 3 grands compartiments (32 x 23cm) et deux plus petits (11 x 13 cm). Ainsi, il permet de ranger stylos, papier, carte de visite, reliures, etc. sans que ceux ci se mélangent. Enfin, ce classeur est doté d’une fermeture éclair permettant de le fermer, et de protéger les documents transportés. 


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