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Les instruments de la musique traditionnelle au Burkina
12 août, 2010, 6:32
Classé dans : Non classé

image110.pngLa musique occupe une place prépondérante dans la société burkinabé. Les griots, caste de musiciens sont présents à toutes les cérémonies que ce soit des cérémonies funéraires, des baptêmes ou des mariages…

Dans la tradition musicale burkinabé, deux instruments sont incontournables :
Le balafon, Le bara doum doum.

Tous les groupes de musique traditionnelle les utilisent ; et ce sont les seuls.
Cependant ces instruments ont tendance à disparaître car ils sont très peu voués à l’exportation vers les marchés européens puisque méconnus. La fabrication de ces instruments est inscrite dans la tradition des griots. On est fabricant de balafons de père en fils. Malheureusement, l’activité devenant peu rentable, la tradition se perd de plus en plus.

On retrouve aussi d’autres instruments de musique tels que :
Le djembé, instrument culte, le Dou doumba, gros tambour, le Longa, tambour d’aisselle ;

Le détail des instruments de musique

Document trouvé sur le site Burkina Faso Sur la Côte d’Azur ( dont l’URL est http://www.burkinafaso-cotedazur.org )

Les instruments de musique burkinabè sont connus dans le monde entier, seulement la connaissance de ces instruments depuis l’étranger se borne souvent au djembé et au balafon. Or le Burkina Faso est doté d’un nombre très important d’instruments de musique divers qui sont ou étaient tous utilisés pour des fonctions précises : pratiques, festives ou religieuses.

Le Ministère de la Culture s’est très tôt intéressé à la sauvegarde du patrimoine musical du pays puisque le Musée de la musique de Ouagadougou a vu le jour en 1999, premier de son genre en Afrique de l’Ouest. Ce musée, outre les collections d’instruments de musique, organise des expositions, des conférences et propose même une démonstration musicale à travers un groupe de musiciens installé à l’entrée du musée.

A noter également une initiative privée à Bobo Dioulasso, le Musée de la musique d’hier et d’aujourd’hui de l’association ASPAC qui récolte les instruments traditionnels et enregistre des musiques traditionnelles afin de les sauvegarder.

Les familles d’instruments : Les différents instruments de musique sont regroupés en quatre familles.

L’origine géographique des différentes familles se décompose en 4 zones : le Nord du pays en jaune (où l’on trouve surtout des flûtes et des luths), le Centre en bleu (avec des tambours cylindriques), la partie en blanc (avec des flûtes et des sifflets) et le Sud en vert avec les balafons.

Tous les instruments sont regroupés en :

  • Membranophones : dans la famille des membranophones : le son est produit par une membrane sur laquelle on tape soit à la main soit à l’aide d’un morceau de bois. Il s’agit des tambours, bendré etc.
  • Idiophones : Les idiophones sont les instruments qui donnent un son à partir d’eux-mêmes. On y trouve aussi bien les balafons, les xylophones que les petites percussions (grelots, castagnettes, hochets, clochettes). Les idiophones se trouvent dans tout le pays.
  • Aérophones : la famille des aérophones regroupe tous les instruments dans lesquels il faut souffler pour provoquer un son : toutes les flûtes, sifflets et tout autre instrument à vents.
  • Cordophones : tous les instruments à cordes (cordes pincées, cordes frottées) forment la famille des cordophones.

Les instruments membranophones

Les instruments membranophones sont des instruments de musique dont le son est obtenu en frappant une membrane (en l’occurrence une peau tendue sur un cadre). On y trouve tous les tambours, djembés, bendré… présents dans toute l’Afrique de l’Ouest. C’est la famille d’instruments de musique la plus nombreuse.
Des instruments identiques existent dans plusieurs ethnies différentes, mais suivant les ethnies, ils peuvent totalement changer de fonction.
 

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Parmi les instruments à percussion membranophones, on rencontre le bendré (appelé également le  » tambour-calebasse « ), c’était un instrument de cour chez les moosé, il servait à rythmer les actes officiels de la cour. Il est formé d’une grosse calebasse recouverte d’une peau d’animal et cerclé de lanières.

D’une manière générale, le bendré est affilié au chef :
il sert à appeler le chef ou bien à parler de sa généalogie.
Certains bendré possèdent des sonnailles en fer sous la calebasse.

Ce bendimage34.pngré  » Rabingo  » est insolite, il est fabriqué avec de la terre cuite, peau et argile crue. La peau de chèvre (non tannée) est fixée avec l’argile. Ce tambour a une fonction ludique et servait pendant les cérémonies coutumières (Basga) dont la fête des moissons. Il était joué par les hommes cependant que les femmes dansaient le kigba.

Autre famille de tambour : le djembé. Tambour en bois et peau, il comporte de nombreuses variantes.

Le djembé est un instrument de musique composé d’une pièce de bois en forme de calice recouvert d’une peau de chèvre ou d’antilope et d’un système de tension (cimage62.pngorde, anneaux métalliques). Il nous vient de l’Empire Mandingue (Afrique de l’Ouest), mis en place par Sundjata Keïta au XIIIe siècle, qui s’étendait de la Guinée à l’est du Mali, et au nord de la Côte d’Ivoire en passant par le Burkina Faso. Il est joué, à l’origine, à pleines mains pour accompagner des faits sociaux très précis tels que les mariages, baptêmes, circoncisions, récoltes, etc. Ceci avec des rythmes particuliers et propres à chaque occasion et chaque groupe ethnique.

Le djembé fait partie d’un ensemble polyrythmique, et ne s’entend que très rarement seul, voire jamais. Les membres de cet instrumentarium sont le Doundounba, le Sangban, le Kenkeni, plusieurs djembés d’accompagnements et un djembé soliste (en général). De plus, il est indissociable de la danse dont les phrases du soliste marquent les temps. C’est dans les années 1950 que le djembé sorti d’Afrique grâce à Fodéba Keita et les ballets africains puis grâce à la Guinée et son président Sekou Touré, qui érigea le ballet national de la république de Guinée comme vitrine de son régime. Mais c’est véritablement dans les années 1980 que le djembé conquit le monde, grâce à de grands djembefola issus des ballets nationaux (Mamady Keïta, Amadou Kienou, Famoudou Konaté, François Dembélé, etc.) qui jouent régulièrement, et ont fondé des centres d’apprentissage, en Europe, aux États-Unis et au Japon. La grande popularité actuelle du djembé en occident et sa fabrication à grande échelle en vue de l’exportation ont de graves effets sur les populations de Cordyla pinata (essence connue localement sous les noms de dimb ou dougoura), l’un des arbres à partir duquel le djembé est sculpté. En effet, au rythme actuel d’exploitation, le Cordyla pinata disparaîtra d’ici une génération, et ce malgré la politique de protection du gouvernement sénégalais, politique toutefois peu ou mal appliquée et facilement contournée par les bûcherons.

Les sons du Djembé : Trois sons principaux peuvent être effectués avec un Djembé : Le  » claqué  » : le son le plus aigu, obtenu en claquant la peau sur le bord avec la paume de la main et le bout des doigts. Très utilisé lors des solos ; Le  » tonique  » : un son plus mat, obtenu en frappant le bord de la peau avec l’ensemble des doigts ; La  » basse  » : frapper le centre de l’instrument avec toute la main. Permet de marquer le rythme.

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Ce tambourin mesure 40 cm de long ; il vient du pays Lobi de l’ethnie Dagara. Il est fabriqué de bois et de peau.

 

 

 

 

 

Les instruments idiophones

Les idiophones sont des instruments de musique qui provoquent eux-mêmes le son lors d’un impact soit d’un instrument extérieur (une baguette par exemple) soit par une autre partie de l’instrument lui-même. Cela concerne tous les instruments à percussion, du simple grelot, aux castagnettes, au balafon, aux clochettes.

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Les instruments aérophones

Les aérophones sont des instruments de musique dont le son provient de l’air (que ce soit de l’air ambiant ou de l’air insufflé). On y trouve tous les sifflets, les flûtes, les cornes, les trompes… présents dans tout le Burkina Faso (ainsi que tous les pays d’Afrique de l’Ouest). Les cornes proviennent de bœufs, buffles ou antilopes et possèdent souvent deux trous.

 

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Les instruments cordophones

Les instruments de musique cordophones regroupent tous les instruments à cordes : frottées ou pincées. Les cordes sont fabriquées avec des roseaux ou des nervures de Néré ou même du crin de cheval.

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Toutes les photos ont été prises – à quelques exceptions près – au Musée de la Musique de Ouagadougou, avec l’aimable permission du Ministère de la Culture


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